Mon petit garçon de 16 mois s’est noyé en Juillet 96 dans une piscine non protégée chez les grands-parents de ma meilleure amie.
Nous étions conscients du danger de la piscine mais nous l’avons crue protégée par une bâche de protection (en réalité une bâche thermique qui constitue un véritable piège car elle n’empêche pas l’enfant de tomber mais dissimule son corps et étouffe les bruits).
Très
vite, je me suis rendue compte que notre drame n’était pas un cas isolé
et qu’il était possible d’informer et de sensibiliser les parents et
personnes en charge de jeunes enfants aux dangers de la piscine. Je me suis
renseignée sur les législations étrangères et c’est
ainsi que j’ai décidé de me mobiliser pour que soit rendus obligatoires,
en France, les dispositifs de protection autour des piscines privées.
En
Février 99, j’ai décidé de créer ma propre association, SAUVE QUI VEUT,
pour aller plus loin, rassembler les familles et obtenir ainsi une autre légitimité.
Nous
avons obtenu des réalisations majeures, mais le combat continue.
Un
enfant se noie en moins de trois minutes, c’est un accident qui peut arriver
à tout le monde, mais ce n’est pas une fatalité.
Cela
vaut la peine de se battre.
Pour
que d’autres familles ne vivent pas le même drame, pour que mon fils ne soit
pas mort pour rien.