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Le saviez-vous ?

La noyade est la première cause de mortalité par accident domestique chez les enfants de moins de 5 ans
 

En 2006, d'après les chiffres de l'InVs, 166 noyades accidentelles ont eu lieu dans des piscines privées, en majorité familiales. Plus de la moitié des victimes (94) étaient des enfants de moins de 6 ans ayant échappé à la surveillance des adultes. Et sur les 55 décès en piscine privée, 21 concernaient des enfants de moins de 6 ans.

 

En 2005, de nombreux accidents ont eu lieu qui auraient pu être évités si les piscines avaient été efficacement protégées et si les adultes avaient été suffisamment informés comme en témoignent les accidents (non-exhaustifs) ci-dessous :

  • Juin 2005 : un petit Allemand de 4 ans, dans le Gard, décédé (piscine sans protection) ;
  • Juin 2005 : une fillette de 3 ans, à Toulon, réanimée sans séquelles (source : pompiers du Var) ;
  • Juillet 2005 : garçon de 5 ans dans un Parc Aquatique à Antibes, décédé ;
  • 24 juillet 2005 : une fillette de 3 ans, à Entraygues-sur-la-Sorgue (Vaucluse), dans la piscine familiale sans protection, réanimée sur place et transportée au Centre Hospitalier d’Avignon, séquelles ?
  • 12 août 2005 : un garçon de 2 ans, dans la piscine de ses grands-parents à Royan, décédé
  • 12 août 2005 : un garçon de 2 ans ½, à Mandelieu (Alpes Maritimes), dans une piscine familiale sans protection, hospitalisé en soins intensifs ;
  • été 2005 : un garçon de 3 ans, dans le département du Loiret, dans une piscine familiale protégée par une alarme d’immersion qui ne s’est pas déclenchée, décédé ;
  • 23 août 2005 : un petit Belge de 2 ans ½ , à Algaliers (Gard) dans une piscine de gîte (alarme d’immersion qui ne s’est pas activée), décédé ;
  • 9 septembre 2005 : une petite fille de 4 ans, près de Nice (Alpes Maritimes), dans la piscine des grands-parents sans protection, décédée.
  • Entre 1 et 4 ans, la piscine est le lieu le plus meurtrier pour le jeune enfant car il découvre l’autonomie avec la marche, est attiré par l’eau mais il n’a pas encore conscience du danger.
  • Il suffit de quelques secondes pour qu’un enfant se noie dans 20 cm d’eau.
  • Un enfant se noie en silence, il ne se débat pas, ne crie pas.
  • Il peut mourir ou rester handicapé en moins de 3 minutes d’immersion.
  • Les séquelles sont souvent sévères, car elles entraînent des lésions cérébrales irréversibles, et donc un handicap permanent.
    Ces enfants ne voient plus, ne parlent plus, ne marchent plus, sont parfois nourris par sonde et nécessitent des soins quotidiens qui demandent généralement une structure médicalisée (lire les témoignages de Florence D., Myriam V., Emmanuelle S., Carole dI).
    Le coût de la prise en charge de ces enfants polyhandicapés est tel que certaines familles doivent faire face à de grosses difficultés financières (lire le communiqué de presse Solidarité Esteban)
  • Un enfant peut apprendre l’autonomie dans l’eau ou la natation dès 3 ans et demi. A cet âge-là, il commence à être capable de coordonner ses mouvements.
  • A partir de 4-5 ans environ, l’enfant commence à prendre conscience du danger, c’est pourquoi il faut sensibiliser l’enfant dès son plus jeune âge au plaisir et au danger de l’eau. (voir «Comme un poisson sans eau », kit pédagogique de sensibilisation au danger de l’eau, destiné aux élèves de maternelles et CP).
  • Jusqu’à 16 mois environ, les accidents se produisent le plus souvent en baignoire, pataugeoire ou piscinette.

Les adultes sont généralement présents, et ne réalisent pas qu’à cet âge-là. IL NE FAUT JAMAIS LAISSER UN BEBE SANS SURVEILLANCE, OU SOUS LA SURVEILLANCE D’UN AUTRE ENFANT, pas même un instant.

 

En 10 ans, le parc de piscines privées à doublé, atteignant plus de 1 200 000 bassins, c'est l'un des plus importants au monde. 620000 équipements de sécurité ont été installés au cours des années 2004, 2005, 2006. Néanmoins, d'après la Fédération des Professionnels de Piscines, près de 50 % des piscines privées ne sont toujours pas équipées de systèmes de sécurité malgré la loi Raffarin. Ils envisagent d'ailleurs de demander au gouvernement de mettre en place un système de contrôle et souhaitent des amendes pour les piscines de locations saisonnières qui ne sont pas en conformité ("La Lettre de l'Expansion n° 1857")

17 en sont morts, d’autres en ont gardé des séquelles irréversibles et sont parfois décédés quelques mois plus tard.
Et ces chiffres ne font état que des accidents survenus entre le 1er juin et le 30 septembre 2004…

70 % des petites victimes sont des garçons, plus aventureux, avec un « pic » autour de 2 ans. C’est le bébé-explorateur, il est autonome, curieux de tout et n’a absolument pas conscience du danger.

 

Remarques :

  • Il nous a été signalé le cas d’un enfant décédé dans la piscine familiale, pourtant équipée d’un volet roulant et d’une barrière, mais l’accident s’est produit au moment de la baignade. Les adultes étaient donc présents et se trouvaient à l’intérieur de la zone de baignade, il aura suffi d’un instant d’inattention car PRESENCE n’est pas SURVEILLANCE,
Au bord de la piscine, il ne faut pas lâcher l’enfant des yeux, et l’équiper toujours de brassards avec double valve.
  • La petite Lucie, 3 ans, s’est noyée dans une piscine apparemment sans protection, et « on a frôlé le drame » mais sa maman, « inquiète de ne plus voir sa fille, s’est précipitée jusqu’à la piscine. En voyant sa fille dans l’eau, inanimée, la maman l’a sortie et lui a prodigué les premiers soins. Ses gestes de secourisme ont permis de ranimer la fillette qui a ensuite été prise en charge et médicalisée par les pompiers du centre de secours d’Avignon. » (La Provence- 25/07/2005)
« (…) La maman de la petite Lucie, 3 ans, a eu les bons gestes : ceux qui sauvent. Une chance quand on sait que seuls 7 % des Français suivent une formation aux premiers secours. C’est pourtant la seule chose cohérente qui existe pour sauver quelqu’un de la noyade, affirme le Colonel Ringotte, du Centre de Secours d’Avignon Il faut compter 10 minutes de latence avant notre arrivée sur place. Il est alors souvent trop tard » La Provence – 26/7/2005
  • Dans le cas du petit garçon qui s’est noyé à Mandelieu « toute la famille s’était donné rendez-vous (…) une quinzaine de personnes étaient présentes dans cette villa … » (Nice-Matin – 14/08/05) Réanimé pourtant rapidement sur place, son état de santé était toujours jugé « préoccupant » deux jours après. Il faut savoir que certains enfants s’en sortent avec des séquelles si lourdes qu’ils en décèdent parfois des mois ou des années après (lire le témoignage d’Emmanuelle S. dont le fils Frédéric est mort 10 mois après la noyade). Dans le meilleur cas, le petit Evan restera polyhandicapé.
  • Nous savons aussi par les propriétaires de la piscine que 8 adultes et 7 enfants étaient présents pour une fête entre amis lors de l’accident mortel qui s’est produit dans le Loiret.
Merci de nous adresser les coupures de presse relatives aux noyades d’enfants qui nous sont précieuses et que nous transmettons aux personnes en charge des enquêtes épidémiologiques.

 

EXERCEZ UNE VIGILENCE CONSTANTE !
  • Les causes principales de la noyade en piscine sont :
    • une méconnaissance du danger,
    • une protection insuffisante ou inadaptée de la piscine
    • un défaut de surveillance.

Bien souvent les adultes ne sont pas suffisamment informés du danger, et sous-estiment la capacité exploratoire d’un tout-petit. Il s’agit toujours d’un concours de circonstances malheureuses. Pour que le drame se produise, il faut la conjonction de trois éléments :
La vigilance des adultes prise en défaut, le comportement imprévisible d’un tout-petit, et une piscine mal ou non protégée.

 

L'InVs souligne que "toutes les noyades d'enfants sont dues à un défaut de surveillance" et rappelle que les dispositifs de sécurité ne doivent "en aucun cas entraîner une diminution de la vigilance des parents et adultes responsables"
On ne le dira jamais aussi, aucun dispositif ne peut se substituer à la VIGILANCE des adultes qui est essentielle

Les adultes ne réalisent qu’ a posteriori le risque majeur que constitue la piscine, et ils se croient souvent correctement informés, et vigilants : « Je ne pensais pas que ça arrivait si vite ! », « Nous étions nombreux, tout le monde surveillait ! », « Nous étions pourtant très attentifs ! », « Il était pourtant près de moi il y a un instant ! », « Je faisais toujours très attention à la piscine ! », « Je le croyais dans sa chambre ! » , « Comment a-t-il fait pour ouvrir la porte d’entrée ! », « Mais j’étais là et je ne l’ai pas vu sortir ! »

 

 

Sauve qui veut ©2005